Les ONG reconnaissent le danger pour la Suisse d’être exclue de Schengen

Kampagnenteam
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8 April 2022 Temps de lecture: 2 minutes
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La votation sur Frontex creuse un fossé entre le comité référendaire de gauche et des organisations de défense des droits des migrants reconnues, qui ne soutiennent pas le référendum. Ces organisations craignent qu'un « non » n'exclue la Suisse de l'espace Schengen et ne lui fasse perdre l'accord de Dublin.

L'Organisation suisse d'aide aux réfugiés a recommandé à ses membres de ne pas soutenir le référendum sur Frontex. Ils mettent notamment en garde contre une exclusion de Schengen. Une politique d'asile coordonnée à l'échelle européenne ne serait alors plus possible et le système d'asile suisse ne serait plus au même niveau. La coopération avec les États européens est nécessaire. L'organisation souligne également qu'une exclusion de Frontex ne permettrait pas d'améliorer la situation des droits de l'homme.

Cette recommandation a également été suivie par l'œuvre d'entraide de l'Église évangélique réformée, car de son point de vue également, la campagne du « non » n'atteint pas son objectif. La situation des demandeurs d'asile ne s'en trouverait pas améliorée. Pour ces raisons, il a été décidé de ne pas adopter de mot d'ordre.

Amnesty International ne soutient pas le référendum

Amnesty International s'est également exprimée sur la votation à venir. Bien qu'ils partagent les critiques du comité référendaire, ils ne le soutiennent pas, « car aucune des dispositions critiquées par le référendum n'est directement liée à la protection des migrant-e-s, ou à la défense des droits humains ». L'objectif d'Amnesty International est de changer et d'améliorer Frontex, ce qui n'est pas possible si la Suisse n'en fait plus partie.

Le projet de révision Frontex apporte des améliorations dans la protection des droits fondamentaux

Le développement de Frontex doit permettre de renforcer la protection des droits fondamentaux. Dès 2011, un bureau et un forum de consultation ont été créés pour contrôler le respect de la protection des droits fondamentaux au sein de Frontex. Désormais, le personnel sera régulièrement sensibilisé grâce à des formations, un système de signalement des problèmes sera mis en place et 40 observateurs indépendants chargés de veiller au respect des droits fondamentaux seront nommés afin d’éviter toute situation critique. En votant OUI, la Suisse prend donc, elle aussi, ses responsabilités.